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Le koto est une sorte de cithare en bois de paulownia évidé. L'instrument traditionnel possède
treize cordes.
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Il mesure environ 1,85 m et il est pourvu de deux
ouïes situées à l'une et l'autre de ses extrémités, sous la
caisse de résonance.
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Aujourd'hui,
il existe aussi des kotos à dix-sept, vingt et une et
vingt-cinq cordes. Le koto à dix-sept cordes a été
introduit par Michio Miyagi (1894-1956), l'un des plus célèbres
compositeurs modernes. Michio Miyagi est aussi à l'origine du
koto court à treize cordes (environ 90 cm) et d'un koto long
de... quatre-vingt cordes. Le premier s'utilise quelquefois pour
pratiquer, le second en est resté au stade expérimental.
A
l'origine, les cordes du koto étaient en soie ; elles sont
aujourd'hui en nylon, la soie étant trop fragile pour être
fiable en concert.
Traditionnellement,
le koto se joue posé à plat sur le sol, le musicien ou la
musicienne se tenant à genoux, les fesses reposant sur les
talons (seiza). Depuis « l'occidentalisation » du Japon et la
modification de certaines coutumes, on a plutôt tendance à
installer le koto sur deux chevalets et à en jouer assis sur
une chaise ou sur un tabouret de concert, tout au moins pour
jouer les œuvres modernes.
Les
cordes du koto sont maintenues à distance de la caisse à
l'aide de petits chevalets mobiles en forme de y renversés.
Ils peuvent être en ivoire, en bois ou aujourd'hui en matière
plastique. On les déplace le long de chaque corde pour modifier
l'accord, même en cours de jeu. Les cordes sont pincées de la
main droite par trois onglets (tsume) en ivoire, chacun étant
fixé au pouce, au majeur et à l'index. Avec l'un des onglets,
on peut aussi agir sur l'une des cordes en le faisant glisser
sur elle (technique waren), sur plusieurs cordes en glissando ou
en tremolo ou bien encore en combinant ces deux dernières
techniques (sararin).
La
main gauche ne porte pas d'onglets. Elle sert le plus souvent à
hausser les notes d'un demi-ton, d'un ton ou d'un ton et demi
(en pratique aussi d'un « quart de ton ») en exerçant sur les
cordes une pression vers le bas. C'est surtout cette technique,
lorsqu'elle est utilisée en cours de production de la note, qui
permet d'obtenir ces sonorités si typiques de la musique
japonaise. On utilise également la main gauche à nu pour
pincer les cordes, ou bien en posant le doigt sur une partie très
précise de la corde pour jouer l'harmonique (un octave
plus aigu), en posant la main sur les cordes pour rendre mats
les sons produits par la main droite ou les étouffer pour jouer
staccato, en tenant et en agitant une corde pour obtenir un
vibrato, etc. Certaines de ces techniques sont récentes et sont
dues à l'influence de la musique occidentale.
Les
possibilités qu'offrent l'instrument sont nombreuses et variées,
y compris ses possibles fonctions de pseudo-xylophone et
d'instrument à percussion puisqu'on peut aussi frapper la
caisse de résonance avec la main gauche. Il est également
concevable d'utiliser le koto avec... un archet.
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Le koto est originaire de Chine. Il
dérive du guzheng chinois (古箏)
et fut importé au Japon vers le 7-ième siècle. A
l'origine, le koto a été un instrument surtout joué à la cour impériale et
par des hommes.
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Au
IX-ième siècle, le koto passa aux femmes et on commença à l'utiliser en
solo devant de petites audiences pour jouer des pièces de musique
profane à caractère noble et intimiste. Le Genji Monogatari
fait plusieurs fois référence au koto.
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Les œuvres jouées
aujourd’hui ne datent cependant que du XVI-ième siècle. Elles
proviennent du Tsukushigoto de Kenjun (1534?-1623), moine du
temple Zendōji, dans le nord du
Kyūshū.
Les pièces qui constituent le Tsukushigoto sont à l'origine du sōkyoku,
la musique de koto.
Depuis
plus de mille ans qu'il est utilisé dans la musique profane, le koto
demeure la marque de l'appartenance à l'élite sociale japonaise et
d'une éducation raffinée, en particulier pour une femme. C'est
notamment pourquoi, aujourd'hui, un nombre assez appréciable
de jeunes filles japonaises de la classe moyenne étudient
le koto. Mais bien peu poursuivent très longtemps. |
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La
musique de koto s'appelle donc sōkyoku.
Il existe deux écoles principales de sōkyoku,
l'école Ikuta et l'école Yamada. Elles ont été fondées à l'époque d'Edo,
respectivement à la fin des XVII-ième et XVIII-ième siècles.
A
l'époque d'Edo, les pièces de sōkyoku
ont été composées, jouées et transmises par des musiciens aveugles
officiellement reconnus par le gouvernement shôgunal.
Un
certain nombre d'œuvres jouées par l'école Ikuta appartiennent au genre jiuta,
un genre de musique vocale accompagné au shamisen. Ces pièces furent
transcrites pour le koto.
Cependant,
la principale caractéristique de l'école Ikuta est l'importance de la
technique instrumentale. Au contraire, l'école Yamada privilégie le vocal.
Cette dernière est caractérisée par ses chants narratifs. Elle inclut
cependant aussi dans son répertoire des œuvres essentiellement instrumentales.
On distingue deux genres, les danmono et les utamono.
Les
danmono, pièces entièrement instrumentales, sont composées de sections
(dan) comme Rokudan (litt. «
six sections »).
Les
utamono, sont des pièces vocales et instrumentales. Elles peuvent
appartenir au genre jiuta, kumiuta, nagauta, etc. Certains utamono
comme Zangetsu et Chidori no kyoku comprennent des poèmes chantés
entrecoupés de parties instrumentales (tegoto), le tout formant une
suite.
Il
arrive que certains tegoto gagnent leur indépendance en étant joués
seuls. Ils se nomment alors tegotomono.

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