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Nobuko
Matsumiya
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Nobuko
Matsumiya est maître de thé diplômée de l'école Urasenke de
Kyōto.
Son prénom de thé (chamei) est
Sōyō. Elle réside à Paris.
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Chanoyu,
le spectacle
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Un
chanoyu complet durant lequel on sert un koicha (litt. «
thé épais »)
et un usucha (« thé léger ») dure généralement quatre heures, le service
d'un usucha seul, environ une demi-heure.
Chanoyu
est un petit spectacle d'environ trente-cinq minutes. Il évoque
une « cérémonie du thé » avec thé léger telle qu'elle se
déroule dans le pavillon de thé d'une riche demeure
traditionnelle.
Il
met en scène le teishu (maître ou maîtresse de maison)
incarné par Sōyō et un ou deux invités.
Nous
fournissons et installons décors et lumières (14 projecteurs
PAR 56 300W sur pieds).
Chanoyu
peut être présenté sous deux formes différentes :
Dans
le premier cas, les invités de Sōyō sont deux volontaires
parmi le public. Il s'agit alors d'une initiation au chanoyu.
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Sous
cette forme, le spectacle est commenté par Philippe Costa. Il y
évoque aussi quelques anecdotes dramatiques liées à
l'histoire du chanoyu. Cette formule est didactique et plus conviviale
que la seconde.
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Dans
la seconde forme du spectacle, les invité(e)s de Sōyō sont
des pratiquant(e)s japonais(es) du chanoyu qui
interviennent en kimono. Dans ce cas, le spectacle est sans commentaire.
Il est essentiellement esthétique.
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Possibilité
d'un(e) seul(e) invité(e).
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Nodate,
le spectacle |
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Un
nodate est une « cérémonie du thé » pratiquée en plein air, souvent dans un
jardin, quelquefois en pleine nature.
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La
traduction la plus littérale du mot nodate est faire le thé dans un champ.
Nous le traduisons par
« cérémonie du thé champêtre ».
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Dans le Japon d'avant
Meiji (1868), la pratique du chanoyu était officiellement réservée aux hommes. Avant la pacification du pays par
les shōguns
Tokugawa (1603-1868), les samurais pratiquaient le nodate
dans les campements ou à proximité des champs de bataille. C'était
leur moyen de détente et de conjurer la peur de la mort avant le combat.
Comme
pour le chanoyu, nous fournissons et installons le décor.
Cette
forme du spectacle est également proposée soit avec deux
invités parmi le public et un commentaire de Philippe Costa,
soit sans commentaire et avec des pratiquant(e)s japonais(e) du thé en
kimono.
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Visionnez
(ADSL requis) |
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Regards sur un nodate
(21,0 Mo)
(enregistrement
août 2005, temple zen de la Gendronnière, Association Zen
Internationale, Valaire, Loir-et-Cher)
Chanoyu - Initiation (4,9
Mo)
(enregistrement mars
2006, Bibliothèque de Houilles, Yvelines)
Et
dans le chanoyu ci-dessous, une convivialité
au-delà de toute espérance...
Chanoyu
- Initiation
(9,0 Mo)
(enregistrement
mars 2006, Auditorium Rudolf Noureev, Sainte-Geneviève-des-
Bois, Essonne)
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Références
scéniques
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Théâtres
et salles de spectacles : Théâtre de la Passerelle, Scène
nationale de Saint-Brieuc (22) - Théâtre
des Nouveautés, Scène nationale de Tarbes (65) - Théâtre des
Roches, Montreuil (94) - La
Faïencerie, Creil (95) - Espace Lino Ventura, Garges-lès-Gonesse (95) -
Centre Mandapa, Paris.
Divers
: Domaine
de la Gendronnière, Association Zen Internationale, Valaire
(41) - Université de Reims Champagne- Ardenne (51) -
Gastronomades, Angoulême (18) - Hippodrome de Longchamp,
Paris - Galeries d'art, Paris : Graphes, Dialogue,
Cerf-Art, etc.
Entreprises
: Toyota France - Shiseido - Alexandre Zouari - Potel &
Chabot - Hermès -
Laboratoires Delagrange - BNP Paribas (C.E., Paris) - Cid Voyages -
etc.
Bibliothèques et
médiathèques
2006-2007 : Villers-Cotterêts (02) - Blagnac-Odyssud (31) -
Saint-Nazaire
(44) - Montoire-de-Bretagne (44) - Feyzin (69) - Meaux (77) - Houilles (78) -
Hyères (83) - Sainte- Geneviève-des-Bois (91) - Savigny-sur- Orge (91) -
Yerres (91) - Nanterre
(92) - Le Plessis-Robinson (92) - Fontenay-aux-Roses (92)
- Alfortville (94) - Sarcelles (95).
Pour
le compte de la Fondation Urasenke-Konnichian :
Ambassade du
Japon en France - Musée départemental (jardin japonais) Albert-Kahn,
Boulogne- Billancourt (92) - Ville de Chartres (28).
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« Cérémonie
du thé » et voie du thé : vue
d’ensemble
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Ce que les Occidentaux appellent « cérémonie du thé »
se nomme au Japon chanoyu. Le mot signifie littéralement «
eau chaude du thé ».
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Lors d'un chanoyu, on sert un thé vert, le
matcha. C'est un thé en poudre battu, et non pas infusé.
Il peut être épais (koicha) ou léger (usucha). |
La
salle de thé (cha-shitsu) où se déroule un chanoyu est le
lieu d'exposition
privilégié de nombreux arts japonais.
Depuis
le XVI-ième siècle, le chanoyu a été le principal
inspirateur et émulateur de la
céramique, de la calligraphie, de l'art du laque, des jardins
et de l'architecture. Avec le zen auquel il est intimement lié,
il est donc à l'origine même du génie artistique national.
Mais
selon Kakuzo Okakura, il est d’abord « une méthode de réalisation
personnelle » (Le Livre du thé, 1906). A
l’origine, il a été pratiqué par les moines zen et il continue de l’être
aujourd’hui. On le nomme alors chadō
(voie du thé). Au fil
du temps, pour la plupart de ceux qui s'y consacrent, le chanoyu est
devenu une pratique socio-culturelle profane située au confluent de
plusieurs arts traditionnels. Mais du fait qu’à certaines époques le
chadō
a été pratiqué par de grands samurais parallèlement au bushidō (voie
des guerriers) pour se préparer au combat, il a aussi souvent été associé à
l’idéologie ultranationaliste de l’époque moderne.
Contraste,
contradiction ou usage détourné du rituel ? Dans ses principes
mêmes, le chanoyu est censé apporter la sérénité (jaku) et œuvrer pour
l'harmonie
et la paix (wa), mais il a été utilisé pour se
préparer à la guerre...
Par son ouverture sur les arts et sur la nature,
par son esthétisme raffiné et la sérénité qu’il procure, mais aussi par
son formalisme, la précision et l’extrême rigidité de ses codes, son caractère religieux ou philosophique
pour certains, essentiellement profane pour d'autres, ce qu'on
peut estimer sa tension entre la
paix et la guerre et somme
toute par les étonnants contrastes qui lui sont liés, le rituel du thé reflète
très fidèlement l’esprit japonais.
« Le Japon est le pays où le
contraire est vrai », écrivait fort justement Robert Guillain, grand
reporter de l'Agence Havas au Japon pendant la Seconde Guerre mondiale,
puis correspondant permanent du Monde à Tōkyō.
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Bref
historique |
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Au Japon, l'importation du thé vert en poudre en provenance de
Chine commence vers la fin du XII-ième siècle. Il obtient rapidement un franc
succès chez les
aristocrates et parmi les moines zen. Ces derniers s'en servent durant les séances
de zazen pour lutter contre le sommeil. Mais on l'utilise surtout comme
remède à des maux divers car il est très cher.
Sous les
shōguns Ashikaga, au XIV-ième siècle, le matcha
est cultivé au Japon et il
est utilisé parmi les
classes citadines qui en font le centre d’un jeu de société appelé tōcha.
Les joueurs doivent goûter plusieurs variétés de matcha et deviner leurs régions
de production. Des prix sont attribués aux gagnants. Ce jeu connaît une telle
vogue qu'il
favorise le développement des plantations. Dans la région de Kyōto,
celles des environs du village d'Uji deviennent les plus réputées.
Elles le demeurent aujourd'hui.
Par la
suite, le tōcha va évoluer. II ne s'agira plus de réunions ludiques, mais où
l'on appréciera des calligraphies, des céramiques, des laques, des peintures,
des poèmes chinois, etc. Cet aspect des rencontres de thé favorisera aussi
plus tard l’essor du propre génie artistique japonais. On peut dire que ce
qui deviendra le chanoyu est « la mère » de nombreux arts
japonais, y
compris l’art
des jardins, des bambous et l'architecture, qu’elle soit intérieure ou extérieure.
Vers la
fin
du XV-ième siècle, un prêtre zen nommé Shukō Murata invente un premier rituel :
le wabicha (thé de la tranquillité). Les croyances sont alors
clairement mêlées à la pratique. Le wabicha est réputé s’inspirer du
bouddhisme zen, mais il emprunte aussi aux cultes animistes de la nature et à
leurs rites de purification.
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A Osaka, durant la période de Momoyama
(seconde moitié du XVI-ième siècle), un riche marchand nommé Sen-no-Rikyū
enseigne le wabicha au Taikō
(Généralissime) Toyotomi Hideyoshi, le
véritable maître du Japon de l'époque. Sen-no-Rykyū codifie alors le chanoyu tel qu'il est toujours pratiqué
aujourd'hui. Il le dote surtout de ses trois grands principes : wa
(l’harmonie ou la paix), kei (le respect) et sei (la pureté) qui doivent
conduire à jaku (la
sérénité). |
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Mais
en 1591, Toyotomi ordonne
à Sen-no-Rykyū de se faire hara-kiri – pour des raisons d'ailleurs obscures dont on ignore si elles
sont liées ou non au chanoyu. Ce drame est le thème du fameux roman de Yasushi
Inoué (1907-1991), Le maître de thé, dont deux films ont été tirés :
Mort
d’un maître de thé et Rikyū. |
Plusieurs décennies après la mort de
Sen-no-Rykyū, pendant
l’ère d’Edo (dynastie des shōguns Tokugawa,
1603-1868), ses arrière-petits-fils reprennent son héritage. Son enseignement
se scinde alors en trois écoles, toutes trois situées à Kyōto dans la maison
même de ses descendants. Et chacune de ces trois écoles est dirigée par l'un
des trois frères : l'école Omotesenke qui signifie littéralement
« Maison de Sen de devant », l'école Urasenke, « Maison de Sen de derrière
» et l'école Mushanokōjisenke, « Maison de Sen de
Mushanokōji » ou, en
français : « Maison de Sen de la rue des samurais ».
Ces trois
écoles demeurent aujourd’hui les plus réputées du Japon. Et l'un des trois
descendants directs de Sen-no-Rykyū, M. Sen
Sōshitsu Zabōsai, est le grand maître de
l'école Urasenke depuis 2002. Il est aussi parent par alliance de l’empereur
Akihito. Il
est connu des Japonais sous le nom de Sen Sōshitsu XVI. Les grands maîtres d'Omotesenke
et de Mushanokōjisenke, descendent eux aussi directement des deux autres arrière-petits-fils
de Sen-no-Rykyū.
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Nobuko Matsumiya, la voie du thé
et le zen |
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Nobuko Matsumiya étudie le chanoyu
de l'école Urasenke depuis 1970 et elle suit la voie du thé en
pratiquant chez elle, seule. |
Elle
pratique aussi le zen. En 1989,
Sen Sōshitsu XV Hōunsai, précédent grand maître
de l'école, lui attribue le « prénom de thé » (chamei)
de Sōyō.
Sōyō
signifie d’abord « Ancêtre
de l'Occident » ou « Ancêtre de l’Océan » (Sō = ancêtre,
Yō = occident ou océan). Un second sens est celui-ci : le premier idéogramme
(Sō) marque la filiation spirituelle directe et la transmission de la
connaissance au disciple par le grand maître (Sō est contenu dans
Sōyō comme dans Sōshitsu). Selon la tradition, l’attribution d’un
prénom de thé atteste de la transmission du secret de la pratique (gokui).
Avant de
s'établir en France, Nobuko Matsumiya enseignait le chanoyu à Kyōto à titre
privé. Elle se consacre désormais à le faire connaître en Europe par
l’enseignement et le spectacle.
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Le
zen selon ses maîtres (textes choisis par N.
Matsumiya)
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Le
zen selon Bodhidharma : « Le
zen est une transmission spéciale en dehors des textes, indépendante du mot et
de la lettre, montrant directement le cœur de l'être : c'est saisir sa propre
nature et devenir Bouddha. »
Le
zen selon Dōgen Zenji :
« Le zen, c'est simplement s'asseoir, sans pensée, en oubliant le corps
et l'esprit. Abandonnez corps et esprit et installez-vous en plein bouddhisme en
pratiquant avec les autres, sans a priori, et alors vous atteindrez la
voie. »
Le zen selon Daichi Sokei : « Si
quelqu'un demande ce qu'est le vrai zen, il n'est pas nécessaire que vous
ouvriez la bouche pour l'expliquer. Exposez tous les aspects de votre posture en
zazen. Alors le vent du printemps soufflera et fera éclore la merveilleuse
fleur du prunier. »
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